Promouvoir l'investissement durable dans le secteur minier africain

Entretien avec…

24 juin 2019 | Actualités événementielles

S.E. Oumarou Idani Ministre des Mines et des Carrières Burkina Faso

ENTRETIEN AVEC S.E. OUMAROU IDANI, MINISTRE DES MINES ET DES CARRIÈRES DU BURKINA FASO

Traduit de la version originale françaisedisponible ici.
 

1. SUR L'EXPANSION DE L'EXPLOITATION MINIÈRE DE L'OR AU BURKINA FASO : QUELLE EST LA VISION À LONG TERME ET COMMENT ÉVOLUENT LES CONDITIONS POUR LES MINEURS ET LES INVESTISSEURS ?

La vision à long terme de mon département concernant le secteur minier est d'en faire un secteur compétitif et un moteur important du développement socio-économique durable au Burkina Faso d'ici 2026. Pour concrétiser cette vision, il faut mettre en œuvre efficacement des réformes en collaboration avec les autres acteurs du secteur, conformément aux principes directeurs suivants :

• Propriété de l'État sur les ressources minérales
• Intégration de l'exploitation minière dans le reste de l'économie nationale
• Partenariat, bonne gouvernance (équité, transparence, responsabilité, contrôle et anticipation)
• Préservation de l'environnement, développement communautaire et prise en compte de thèmes tels que l'égalité des sexes, l'environnement, les droits humains et la santé. 

À cette fin, la stratégie de mon département repose sur deux principes :
1. Créer les conditions propices à l'utilisation durable des ressources minérales.
2. Accroître les retombées positives de l'exploitation des ressources minérales pour le développement durable du Burkina Faso. 
 

2. EXPLOITATION MINIÈRE ARTISANALE : COMMENT LES RÉGLEMENTATIONS ÉVOLUENT-ELLES ET QUELLE EST LA SITUATION ACTUELLE ?

L'exploitation artisanale de l'or est désormais devenue la deuxième activité la plus populaire des populations rurales après l'agriculture. L'exploitation minière à petite échelle a connu un développement important avec une explosion du nombre de sites artisanaux ou d'orpaillage. À ce jour, plus de six cents sites (selon l'enquête de l'Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) de 2017) sont répertoriés et plus d'un million de personnes tirent leurs revenus de cette activité. L'enquête nationale de l'INSD de 2017 estime la production artisanale d'or à 9,5 tonnes en 2016, pour une valeur de 232,2 milliards de FCFA. 

Cependant, malgré certains avantages, cet engouement a également des effets négatifs sur les plans environnemental, économique et social. Afin de faire face à toutes ces difficultés et de réduire les impacts négatifs sur l'environnement et la société, le gouvernement du Burkina Faso a créé en 2015 l'Agence nationale pour l'encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS). En 2017, le processus de renforcement de ses capacités et de déploiement dans tout le pays a été lancé. Cette structure permettra de canaliser la production artisanale estimée vers les circuits de collecte officiels. 

Le ministère des Mines et des Carrières a placé la question de l'exploitation minière artisanale au centre de ses préoccupations. Ainsi, le 26 avril 2018, le Forum national sur l'orpaillage a été organisé sur le thème « L'exploitation minière artisanale (orpaillage) au Burkina Faso : quelles stratégies-cadres adopter pour une meilleure contribution à l'économie nationale ? ». L'objectif de ce forum était d'établir un véritable cadre de dialogue entre le ministère et les acteurs de l'exploitation minière artisanale au niveau national. 
 

3. AU-DELÀ DE L'OR : QUELLES SONT LES AUTRES RICHESSES CACHÉES DU BURKINA FASO ?

Situé en Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso possède un sous-sol riche en minéraux, en plus de l'or. Des recherches géologiques et minières antérieures, combinées à de nouvelles études menées par le Bureau des mines et de la géologie du Burkina Faso (BUMIGEB), un service géologique national soutenu par la Banque mondiale, ont permis de localiser plusieurs indices et anomalies de divers métaux sur l'ensemble du territoire national.






 

INTERVIEW ÉCRITE DE MINING INDABA AVEC MONSIEUR OUMAROU IDANI, MINISTRE DES MINES ET DES CARRIÈRES DU BURKINA FASO

1. L’EXPANSION DE L’EXPLOITATION AURIFÈRE AU BURKINA FASO : QUELLE EST LA VISION À LONG TERME ET LA FLUCTUATION DES CONDITIONS POUR LES MINIERS ET LES INVESTISSEURS ?

La vision à long terme de mon Département pour ce qui concerne le secteur minier est de faire de ce domaine à l’horizon 2026, un secteur compétitif et un levier important de développement socio-économique durable du Burkina Faso. La réalisation de cette vision nécessite une mise en œuvre efficace des réformes en collaboration avec les autres acteurs du secteur, dans le respect des principes directeurs suivants : la propriété de l'État sur les ressources minérales, l'intégration des mines au reste de l'économie nationale, le partenariat, la bonne gouvernance (équité, transparence, obligation de rendre compte, contrôle et anticipation), la préservation de l'environnement, le développement communautaire et la prise en compte des thématiques transversales (genre, environnement, droits humains, santé).

À cet effet, la stratégie de mon département repose sur deux axes :
(1). Créer les conditions favorables à la recherche et à l’exploitation rationnelle et durable des ressources minérales.
(2). Accroître les retombées de l’exploitation des substances minérales pour un développement durable du Burkina Faso. 

Depuis les années 1990, le Burkina Faso a connu l’application de trois (3) textes régissant le secteur des mines. En effet, après la déclaration de politique minière de 1997, un premier code minier a été élaboré et adopté en 2003. À partir de 2010, la nécessité de relecture du code de 2003 s’est avérée au regard du contexte marqué par des conflits nés de la volonté de plus en plus grandissante des populations riveraines de profiter des retombées des mines. C'est dans ce contexte que le code a été révisé le 26 juin 2015. Ce code est un code équilibré, en ce sens qu'il prend en compte les intérêts des investisseurs, des communautés locales et de l'État. 
 

2. L’EXPLOITATION MINIÈRE ARTISANALE : COMMENT LES RÈGLEMENTS SONT-ILS EN TRAIN DE CHANGER ET QUELLE EST LA SITUATION ACTUELLE ?

L’exploitation artisanale de l’or est devenue aujourd’hui la deuxième occupation des populations rurales après l’agriculture. L’artisanat minier a connu un développement notable avec une explosion du nombre de sites d’exploitation artisanale ou sites d’orpaillage. À ce jour, plus de six cents (600) sites (selon l'enquête de l'Institut national des statistiques et de la démographie (INSD) de 2017) d'orpaillage sont répertoriés et plus d'un million de personnes vivent de cette activité. 

L’enquête nationale 2017 de l’INSD estime la production artisanale d’or à 9,5 tonnes en 2016 pour une valeur de 232,2 milliards de FCFA. Mais cet engouement, malgré certains avantages, s'accompagne également d’effets négatifs sur le plan environnemental, économique et social. C’est pour faire face à toutes ces difficultés et surtout pour réduire les impacts négatifs sur l’environnement et sur la société, que le Gouvernement du Burkina Faso a créé en 2015 l'Agence Nationale d'Encadrement des Exploitations Minières Artisanales et Semi-mécanisées (ANEEMAS). 

C’est en 2017 qu’un véritable processus de renforcement de ses capacités et de son déploiement sur l’ensemble du territoire a été entamé. Cette structure contribuera à canaliser la production artisanale estimée à 9,5 tonnes (étude réalisée par l’INSD) vers les circuits officiels de collecte. L’ANEEMAS travaille sur la base de textes tels que la loi n° 036-2015/CNT du 26 juin 2015 portant Code minier du Burkina Faso, la loi n° 028-2017/AN du 28 mai 2017 portant organisation de la commercialisation de l'or et des autres substances précieuses au Burkina Faso et leurs textes d'application. 

Le Ministère des Mines et des Carrières a mis au centre de ses préoccupations la question de l’artisanat minier. C’est ainsi que nous avons organisé le 26 avril 2018 le Forum National sur l’orpaillage sous le thème « Artisanat Minier (Orpaillage) au Burkina Faso : quelles stratégies d’encadrement pour une meilleure contribution à l’économie nationale ? ». L’objectif de ce forum était de mettre en place un véritable cadre de dialogue entre le Ministère et les acteurs de l’artisanat minier au plan national. 
 

EN DEHORS DE L’OR, QUELLES SONT LES AUTRES RICHESSES CACHÉES DU BURKINA FASO

Situé au sein du craton ouest-africain dont le potentiel minier n'est plus à démontrer, le Burkina Faso possède un sous-sol riche en divers minéraux, en plus de l'or. 

Les anciennes recherches géologiques et minières combinées aux nouvelles investigations entreprises par le Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB), service géologique national avec l’appui de la Banque Mondiale ont permis de localiser plusieurs indices et anomalies de nombreux métaux sur l’ensemble du territoire national. 

1. LES MÉTAUX FERREUX 


2. LES MÉTAUX NON FERREUX 


3. LES SUBSTANCES NON MÉTALLIQUES 


4. LES SUBSTANCES ÉNERGÉTIQUES 

 

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