Les derniers chiffres relatifs à la production minière réelle indiquent un début d'année 2025 difficile, neuf des douze sous-secteurs miniers ayant enregistré une baisse de leur production en février par rapport au mois précédent.
En conséquence, selon Stats SA, la production minière totale corrigée des variations saisonnières a enregistré une forte baisse de 4,4 % en glissement mensuel en février. Avec des baisses respectives de 24,6 % et 18,8 % en glissement mensuel, la production de nickel et de métaux du groupe du platine (MGP) a affiché les plus fortes baisses.
En ce qui concerne la variation annuelle (en glissement annuel) de la production, la combinaison de la forte baisse mensuelle mentionnée en février et d'un niveau de production élevé en février 2023 (c'est-à-dire une base de référence élevée par rapport à l'année précédente) a entraîné une baisse de 9,6 % de la production par rapport à février 2023. Au cours des deux premiers mois de 2025, la production a été inférieure de 5,6 % à celle de la période correspondante de 2024. Comme c'est souvent le cas, les tendances annuelles de la production pour les principales sous-composantes minières ont divergé de manière notable (voir figure 1).
Du côté des points positifs, le manganèse, le cuivre et le nickel ont affiché de bons résultats. Comme indiqué dans les rapports précédents, le cuivre mérite une attention particulière dans le contexte de la reprise de l'exploitation minière des métaux de base dans la province du Cap-Nord. En revanche, le recul des secteurs du minerai de fer et des métaux du groupe du platine, qui ont un poids important dans l'indice, a pesé sur les statistiques globales de la production minière.

Les principaux sous-secteurs miniers ont affiché des résultats de production mitigés depuis le début de l'année 2025
Dans le secteur des métaux du groupe du platine (PGM), la production s'adapte à un contexte de demande incertain qui a maintenu les prix à un niveau relativement bas. Cela dit, les cours en rands du platine, du palladium et du rhodium ont, à des degrés divers, augmenté depuis le début de l'année 2025. Et ce, malgré les inquiétudes concernant la demande automobile aux États-Unis, dans un contexte où les prix des véhicules risquent d'augmenter en raison des droits de douane. Le sentiment actuel du marché semble indiquer qu'en dehors de la Chine, la pénétration des véhicules électriques sera moins rapide qu'on ne le pensait auparavant.
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Cela offre un répit aux métaux du groupe du platine (PGM) utilisés dans les véhicules traditionnels à essence et diesel. Toutefois, l'incertitude tarifaire laisse penser que les principaux producteurs de PGM ne seront pas pressés d'augmenter leur production à court terme. Pour une autre raison, la situation devrait être similaire dans le secteur du minerai de fer. Dans ce cas précis, les difficultés logistiques persistantes continuent de freiner la production.
Impact sur le PIB réel du premier trimestre Bien que les données de production pour mars ne soient publiées qu'en mai, les chiffres de janvier et février laissent présager une baisse trimestrielle notable de la production minière au premier trimestre 2025. Le secteur minier pèsera donc lourdement sur le PIB réel du premier trimestre. Le mauvais début d'année de la production minière, ainsi que les révisions à la baisse continues des perspectives de croissance du PIB réel mondial dans un contexte de forte incertitude concernant les droits de douane et le commerce mondial, soulignent la nécessité d'un environnement opérationnel favorable aux entreprises et moins coûteux pour le secteur minier en Afrique du Sud.
Hugo Pienaar
Économiste en chef
mailto:hpienaar@mineralscouncil.org.z








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