Le Conseil international des mines et métaux a publié son rapport d'étape 2025 sur les résidus miniers, qui montre que 67 % des 836 installations de stockage de résidus miniers exploitées par ses membres sont désormais en totale conformité avec la norme industrielle mondiale sur la gestion des résidus miniers.
La norme, lancée en 2020 à la suite de la catastrophe minière de Brumadinho en 2019, définit 77 exigences vérifiables réparties en 15 principes, couvrant l'ensemble du cycle de vie des installations de résidus miniers, avec pour objectif global « zéro préjudice pour les personnes et l'environnement ».
« Le changement systémique qu'il a entraîné au sein des entreprises est sans précédent : il a profondément transformé la gestion des installations de résidus miniers et nécessite des ressources et un temps considérables. » - Emma Gagen, directrice de l'ICMM
« La norme est explicite quant à la responsabilité des propriétaires de planifier, construire et exploiter les installations de stockage des résidus miniers de manière à gérer les risques de manière responsable à toutes les étapes du cycle de vie, y compris la fermeture et l'après-fermeture. » -James Lake, associé et scientifique principal en environnement chez SRK Consulting South Africa
Changements au niveau du système et défis permanents
L'ICMM note que la mise en œuvre du GISTM a nécessité un niveau sans précédent de changement au niveau des systèmes au sein des entreprises membres. La norme exige une planification, un suivi et des rapports intégrés dans les domaines technique, environnemental et social, un processus qui nécessite beaucoup de ressources, est complexe et exige un engagement à long terme. La norme GISTM nécessite la mise en place d'équipes multidisciplinaires et une collaboration soutenue. Chaque installation de résidus miniers est unique, façonnée par les matières premières, le terrain et le contexte local, ce qui présente des défis communs qui peuvent ralentir les progrès vers une conformité totale.
Les principaux défis identifiés dans le rapport sont les suivants :
Aspects sociaux : Près de la moitié des exigences du GISTM concernent la performance sociale, ce qui nécessite un engagement significatif, une consultation et l'établissement d'une relation de confiance avec les communautés. L'harmonisation des plans de préparation et d'intervention en cas d'urgence avec les autorités locales constitue un défi particulier, en particulier dans les régions où les capacités gouvernementales sont limitées.
Professionnels qualifiés : La pénurie mondiale de professionnels qualifiés dans le domaine de la gestion des résidus miniers a freiné les progrès, en particulier pour les nouvelles installations construites afin de répondre à la demande croissante en métaux. Des initiatives de formation, notamment des programmes à l'Université de Colombie-Britannique, à l'Université d'Australie occidentale et au Tailings Center, contribuent à renforcer les capacités, mais il faudra du temps pour combler le fossé.
Changement climatique : Les phénomènes météorologiquesextrêmes (inondations, sécheresses, vagues de chaleur) posent des défis à la fois techniques et sociaux. Le GISTM exige une mise à jour continue des évaluations des risques, des hypothèses de conception et des systèmes de gestion de l'eau afin de garantir la résilience.
Lacunes dans les données historiques : les installations anciennes ne disposent souvent pas de registres complets, ce qui nécessite des enquêtes sur le terrain, une surveillance et des techniques innovantes pour répondre aux normes GISTM.
Performance régionale des établissements membres en totale conformité
- Amérique du Sud 83 %
- Océanie 71 %
- Amérique du Nord 58 %
- Afrique : 62 %
- Asie 70 %
- Europe 47 %
Stimuler l'innovation et réduire les résidus miniers
Au-delà d'une gestion plus sûre, les membres de l'ICMM recherchent des innovations visant à réduire ou à éliminer le stockage conventionnel des résidus miniers, grâce à des technologies telles que :
- Améliorations apportées au drainage et à la manutention des matériaux
- Approches circulaires, notamment la réutilisation des résidus miniers pour fabriquer de nouveaux produits et les initiatives de capture du carbone.
- Méthodes de récupération in situ et ex situ
L'ICMM a lancé son initiative d'innovation en matière de résidus miniers et une feuille de route pour la réduction des résidus miniers afin de favoriser la collaboration entre les entreprises membres, les innovateurs technologiques, les fournisseurs et le monde universitaire. La feuille de route fournit un cadre de 10 à 15 ans pour la mise à l'échelle des technologies qui réduisent la production de résidus miniers.
Dans l'attente
L'ICMM souligne qu'une gestion rigoureuse des résidus miniers est intrinsèquement dynamique et nécessite un examen, un suivi et un engagement continus auprès des communautés, des régulateurs, des financiers et de la société civile. Avec plus de 15 000 installations minières et métallurgiques dans le monde, cette démarche dépasse largement le cadre des membres de l'ICMM. Pour soutenir cette initiative, l'ICMM a contribué à la création du Global Tailings Management Institute (GTMI) en janvier 2025. Le GTMI auditer et certifier les installations de résidus miniers par rapport au GISTM, offrir des conseils sur la mise en œuvre et fournir un soutien au partage des connaissances et au renforcement des capacités à l'échelle de l'industrie.








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