Maname Fall, responsable et associée chez Sojufisc
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| Entretien réalisé par : |
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Pourriez-vous nous présenter le cabinet et nous décrire son évolution au fil des ans ?
SOJUFISC a été fondé en 2006 et compte aujourd’hui 20 collaborateurs. Nous disposons de deux grands départements : un département juridique et un département fiscal. Nous avons également un département comptable. Outre le secteur minier, nous travaillons également avec des entreprises commerciales et des sociétés du secteur pétrolier et gazier. En résumé, nous intervenons dans le secteur des ressources naturelles.
Parmi nos clients, nous comptons des sociétés minières actuellement en phase de production ainsi que celles qui en sont encore au stade de l’exploration. Nous conseillons ces entreprises dans leur développement et pouvons également les aider à relever leurs défis administratifs. Comme nous travaillons avec de grandes sociétés dont le siège social est souvent situé ailleurs dans le monde, une grande partie de notre activité revêt un caractère international. Nous disposons également d’une filiale au Burkina Faso et prévoyons d’ouvrir un bureau en Côte d’Ivoire en 2019.
Quels avantages SOJUFISC peut-il offrir aux entreprises par rapport aux grands cabinets d'avocats multinationaux ?
Grâce à notre longue expérience sur le terrain, nous disposons d'un réseau très solide au sein du secteur minier. Lorsque les sociétés minières ont commencé à s'implanter au Sénégal, elles ont rencontré des difficultés pour entrer en contact avec des fournisseurs, car le secteur n'était pas encore développé et l'expérience locale était donc limitée. L'une des percées de notre cabinet s'est produite lorsque Mineral Deposits Ltd est entrée sur le marché et que nous avons participé à la rédaction d'une note dans laquelle les grands cabinets estimaient que leurs projets au Sénégal n'étaient pas réalisables. Nous avons toutefois prouvé que c'était possible, ce qui a été très apprécié par l'entreprise et a contribué à renforcer notre réputation. Le secteur minier repose en grande partie sur les réseaux et les recommandations ; le fait d'avoir bâti notre réputation au fil des ans a donc largement contribué à notre succès.
Pour la première fois depuis 2003, le Sénégal a récemment mis à jour son code minier. Quel impact ces changements sont-ils susceptibles d’avoir sur le secteur ?
Le gouvernement sénégalais souhaite redonner davantage aux communautés locales et à la population en général. En 2003, le régime s’attachait principalement à attirer les investisseurs. Le nouveau régime, arrivé au pouvoir en 2012, estimait que ce code minier n'était pas très avantageux pour la population sénégalaise et pour l'État. Il a donc augmenté les impôts et fait passer les redevances de 3 % à 5 %. Le nouveau code contient également une disposition selon laquelle une entreprise opérera selon le régime fiscal prévu dans son accord initial, et celui-ci ne sera pas modifié si des changements sont apportés au code général des impôts.
Les entreprises sont-elles satisfaites des modifications apportées au Code minier ?
Ces changements ont posé quelques difficultés au début. En 2012, le gouvernement souhaitait instaurer une nouvelle taxe, à laquelle s'opposaient de nombreux acteurs et conseillers gouvernementaux et qui aurait également eu des répercussions sur les entreprises ayant déjà conclu des accords. Cependant, les affaires portées devant les tribunaux ont donné gain de cause aux entreprises, compte tenu de leurs accords préexistants.
Comment comptez-vous étendre la présence de SOJUFISC au-delà du Sénégal ?
La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont les prochains pays que nous visons. Notre objectif est d’implanter des filiales dans les principaux pays miniers d’Afrique de l’Ouest afin d’accompagner nos clients et de nouer des partenariats.
À mesure que le secteur minier se développe au Sénégal, il y aura des répercussions et des défis à relever, et notre objectif est de développer notre expertise afin de répondre à tous les besoins de nos clients du secteur minier. La déforestation, par exemple, devient un problème, tout comme la réhabilitation des sites miniers. Le secteur minier sénégalais n’étant pas aussi développé que celui d’autres pays, l’expertise relative aux dernières phases du cycle de vie d’une mine n’est pas aussi solide. Nous voulons combler cette lacune et évoluer aux côtés de nos clients à mesure que leurs projets avancent. Notre priorité est d'établir des relations durables. Néanmoins, le fait de disposer d'une clientèle diversifiée nous permet d'avoir une perspective et un champ de vision plus larges.










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