Le débat autour d'une éventuelle taxe sur les exportations de minerai de chrome s'est intensifié ces derniers mois, les décideurs politiques cherchant des moyens de réorienter le minerai vers les fonderies nationales.
Japie Fullard, PDG de Glencore Ferroalloys, a profité de son intervention lors du salon Mining Indaba 2026 pour affiner la position du secteur concernant l'enrichissement du chrome : la politique fiscale ne suffira pas à elle seule à relancer le secteur sud-africain du ferrochrome sans une réforme structurelle plus en profondeur.
S'exprimant lors d'une table ronde intitulée « La politique fiscale peut-elle stimuler la valorisation du chrome ? » et lors d'interventions médiatiques ultérieures, notamment une interview avec MITV, M. Fullard a clairement exposé sa position : la valorisation doit être favorisée par la compétitivité, et non imposée par des mesures réglementaires trop rigides.
Il a qualifié les taxes à l'exportation d'« instrument grossier », mettant en garde contre le risque qu'elles faussent la chaîne de valeur et nuisent involontairement aux producteurs non intégrés qui dépendent des marchés d'exportation. La question politique centrale soulevée lors de la session Indaba était de savoir comment faire progresser la valorisation « sans nuire aux opérations existantes » – une préoccupation qui est au cœur de l’argumentation de M. Fullard. Plutôt que de redistribuer la valeur au sein du secteur, il a souligné que la politique devrait soutenir un écosystème équilibré englobant les exploitants miniers, les fonderies et les acteurs en aval.
La production de ferrochrome est un processus très gourmand en énergie, et les producteurs sud-africains ont perdu du terrain face à leurs concurrents internationaux – notamment la Chine –, où les coûts de l'électricité sont moins élevés et plus prévisibles. M. Fullard a également souligné l'importance de mettre en place des stratégies énergétiques évolutives, notamment en matière d'énergies renouvelables et d'autoproduction, afin de retrouver une certaine compétitivité.
La réforme énergétique comme fondement : Des tarifs compétitifs, la sécurité énergétique et le soutien aux solutions énergétiques alternatives
Conception de politiques adaptées au marché : Éviter les distorsions artificielles telles que les restrictions à l'exportation mal conçues
Accompagnement tout au long de la chaîne de valeur : Veiller à ce que les politiques ne favorisent pas un segment au détriment d'un autre
Une feuille de route nationale claire en matière de valorisation : intégrer l'énergie, la logistique, les compétences et les capitaux au sein d'une stratégie unique
Le message général de Fullard est que l'enrichissement doit être économiquement viable par ses propres mérites, plutôt que de dépendre de mesures de protection.
S'exprimant lors d'une table ronde intitulée « La politique fiscale peut-elle stimuler la valorisation du chrome ? » et lors d'interventions médiatiques ultérieures, notamment une interview avec MITV, M. Fullard a clairement exposé sa position : la valorisation doit être favorisée par la compétitivité, et non imposée par des mesures réglementaires trop rigides.
Les taxes à l'exportation risquent d'entraîner des conséquences imprévues
Le débat autour d'une éventuelle taxe sur les exportations de minerai de chrome s'est intensifié ces derniers mois, les décideurs politiques cherchant des moyens de réorienter le minerai vers les fonderies nationales. Cependant, M. Fullard a averti, lors du salon Mining Indaba, que de telles interventions devaient être abordées avec prudence.Il a qualifié les taxes à l'exportation d'« instrument grossier », mettant en garde contre le risque qu'elles faussent la chaîne de valeur et nuisent involontairement aux producteurs non intégrés qui dépendent des marchés d'exportation. La question politique centrale soulevée lors de la session Indaba était de savoir comment faire progresser la valorisation « sans nuire aux opérations existantes » – une préoccupation qui est au cœur de l’argumentation de M. Fullard. Plutôt que de redistribuer la valeur au sein du secteur, il a souligné que la politique devrait soutenir un écosystème équilibré englobant les exploitants miniers, les fonderies et les acteurs en aval.
La valorisation des minerais reste une priorité stratégique
Malgré sa prudence concernant les mesures fiscales, M. Fullard a réaffirmé son soutien sans faille à la valorisation des minerais, qu'il considère comme un impératif stratégique pour l'Afrique du Sud. Lors du Mining Indaba, les discussions ont mis en évidence que le pays disposait déjà d'un approvisionnement suffisant en minerai de chrome et que l'opportunité résidait dans la création d'une plus grande valeur ajoutée au niveau local grâce à la production de ferrochrome. La valorisation des minerais, a-t-il fait valoir, est essentielle pour :- Industrialisation
- Création d'emplois
- Valorisation des exportations
C'est l'énergie, et non le minerai, qui constitue la véritable contrainte
Un thème récurrent dans les interventions de M. Fullard lors du Mining Indaba était que le défi de la valorisation des minerais en Afrique du Sud n’est pas lié aux ressources, mais aux coûts. Il a souligné que la principale contrainte réside dans l’accès à une électricité fiable et à un prix compétitif. Les débats de la conférence ont confirmé ce point de vue, en soulignant que, bien que les gisements de minerai de chrome soient abondants, la viabilité du secteur dépend de la rentabilité énergétique.La production de ferrochrome est un processus très gourmand en énergie, et les producteurs sud-africains ont perdu du terrain face à leurs concurrents internationaux – notamment la Chine –, où les coûts de l'électricité sont moins élevés et plus prévisibles. M. Fullard a également souligné l'importance de mettre en place des stratégies énergétiques évolutives, notamment en matière d'énergies renouvelables et d'autoproduction, afin de retrouver une certaine compétitivité.
Définition des « cadres intelligents »
Plutôt que de rejeter toute intervention politique, M. Fullard a profité du salon Mining Indaba pour plaider en faveur de ce qu’il qualifie de « cadres d’action intelligents » : des approches coordonnées et multidimensionnelles visant à s’attaquer aux causes profondes du déclin du secteur des ferroalliages. Ces cadres d’action comprendraient :La réforme énergétique comme fondement : Des tarifs compétitifs, la sécurité énergétique et le soutien aux solutions énergétiques alternatives
Conception de politiques adaptées au marché : Éviter les distorsions artificielles telles que les restrictions à l'exportation mal conçues
Accompagnement tout au long de la chaîne de valeur : Veiller à ce que les politiques ne favorisent pas un segment au détriment d'un autre
Une feuille de route nationale claire en matière de valorisation : intégrer l'énergie, la logistique, les compétences et les capitaux au sein d'une stratégie unique
Le message général de Fullard est que l'enrichissement doit être économiquement viable par ses propres mérites, plutôt que de dépendre de mesures de protection.








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