Le gouvernement américain a proposé la plus importante refonte de sa liste des minéraux critiques depuis la publication de sa première version en 2018.
Elle a ajouté le cuivre, la potasse et le silicium à un projet de mise à jour publié cette semaine.
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Le secrétaire américain à l'Intérieur, Doug Burgum, a souligné que ces désignations peuvent débloquer des fonds fédéraux, accélérer les procédures d'octroi de permis et renforcer la compétitivité des projets nationaux
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L'U.S. Geological Survey a mis en place une approche affinée pour évaluer les risques liés à la chaîne d'approvisionnement, en modélisant plus de 1 200 scénarios de perturbation couvrant 84 matières premières minérales et 402 secteurs d'activité américains
Sarah Ryker, directrice de l'U.S. Geological Survey : « Les industries minérales ont contribué à hauteur de plus de 4 000 milliards de dollars à l'économie en 2024, et grâce à cette méthodologie, nous pouvons identifier les secteurs qui risquent d'être les plus touchés par les perturbations de l'approvisionnement. »
Rich Nolan, président-directeur général de la National Mining Association : « Nous saluons ces ajouts, car ils sont essentiels à tous les domaines, de la reconstruction et la modernisation des infrastructures nationales au soutien de notre sécurité nationale. »
Cette mise à jour, prévue par la loi sur l'énergie de 2020, est révisée tous les trois ans et sous-tend la stratégie américaine visant à garantir l'approvisionnement national en matériaux essentiels pour l'énergie, la défense et la fabrication de pointe.
La liste provisoire comprend désormais 54 minéraux, contre 50 en 2022. Six minéraux ont été proposés pour être ajoutés – le cuivre, le silicium, la potasse, l'argent, le plomb et le rhénium – tandis que deux, le tellure et l'arsenic, ont été retirés à la suite de nouvelles évaluations des risques d'approvisionnement et de leur importance économique. Le projet de mise à jour de 2025 met en évidence l'attention accrue portée par Washington aux matériaux essentiels non seulement pour les applications de haute technologie comme les semi-conducteurs et les batteries, mais aussi pour les produits industriels de base désormais reconnus comme des points faibles de la chaîne d'approvisionnement.
Le retrait du tellure et de l’arsenic suggère que les États-Unis considèrent désormais que les risques d’approvisionnement pour ces minéraux sont moins aigus, bien qu’ils restent importants dans des applications spécialisées. Parallèlement, l’ajout de six minéraux divers reflète l’approche élargie du gouvernement, qui reconnaît non seulement les terres rares exotiques et les métaux pour batteries, mais aussi des matériaux industriels plus courants qui sous-tendent la sécurité énergétique et alimentaire.
La liste provisoire est soumise à consultation publique avant d’être finalisée plus tard cette année. Une fois confirmée, elle orientera la politique américaine en matière de chaînes d'approvisionnement minérales, guidant la recherche, le financement et l'octroi de permis.
Cette mise à jour de 2025 souligne un pivot stratégique : reconnaître que les produits de base industriels et agricoles, et pas seulement les raretés high-tech, sont essentiels à la sécurité économique et nationale. Le cuivre, la potasse et le silicium ne sont plus de simples matières premières, ils sont fondamentaux pour la résilience énergétique, agricole et technologique des États-Unis.
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