Ce projet, qui sera mis en œuvre dans la zone franche de Rabat-Salé-Kénitra au Maroc, permettra de produire des cathodes, des cellules et des modules de batterie au sein d'un seul et même site de production intégré.
L'ambition de l'Afrique de gravir les échelons de la chaîne de valeur mondiale des minéraux critiques a franchi une étape importante cette semaine, après que la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 100 millions d'euros en faveur de Gotion Power Morocco afin de soutenir le développement de la première « gigafactory » intégrée de batteries au lithium-fer-phosphate (LFP) du continent. La Banque a également l'intention de mobiliser jusqu'à 141 millions d'euros de financements supplémentaires auprès de partenaires de développement, réunissant ainsi des capitaux publics et privés pour soutenir l'un des investissements les plus importants jamais réalisés en Afrique dans le domaine de la fabrication de technologies propres.
Ce projet, qui sera mis en œuvre dans la zone franche de Rabat-Salé-Kénitra au Maroc, permettra de produire des cathodes, des cellules et des packs de batteries au sein d’un seul site de fabrication intégré. La première phase aura une capacité de production annuelle de 10 gigawattheures (GWh), et les projets d’extension visent à atteindre 100 GWh, ce qui placera le Maroc parmi les pôles mondiaux émergents de la fabrication de batteries.
Si cet investissement marque une étape importante pour le Maroc, son importance dépasse largement les frontières d'un seul pays. Il reflète une évolution plus large qui s'opère dans l'ensemble du secteur minier africain, où les gouvernements cherchent de plus en plus à faire passer le continent du statut de simple fournisseur de matières premières à celui de producteur de biens industriels à forte valeur ajoutée.
Depuis des décennies, l’Afrique fournit une grande partie des minerais qui sous-tendent la transition énergétique mondiale, notamment le cobalt, le manganèse, le graphite, le phosphate et le lithium. Pourtant, une grande partie de la valeur économique générée par ces ressources a traditionnellement été captée ailleurs, à travers le raffinage, la fabrication de batteries et la production de véhicules électriques. Alors que la demande mondiale en technologies de batteries s’accélère, les pays africains mettent davantage l’accent sur la valorisation locale, l’industrialisation et les chaînes de valeur régionales qui permettent de conserver une plus grande partie de la valeur sur le continent.
Ce modèle collaboratif prend de plus en plus d'importance alors que l'Afrique cherche à se positionner dans des secteurs qui exigent des investissements en capital considérables, des technologies de pointe et des compétences hautement spécialisées. Aucune institution, entreprise ou gouvernement ne peut à lui seul développer ces secteurs. Au contraire, la réussite dépend de plus en plus de partenariats qui articulent financement, politique industrielle, transfert de technologies et investissements à long terme.
Le moment choisi est significatif. Partout sur le continent, les gouvernements mettent en œuvre des politiques visant à encourager la valorisation des minerais, tandis que des initiatives régionales telles que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement de chaînes de valeur industrielles transfrontalières. Les investissements dans les corridors de transport, les infrastructures d’énergies renouvelables et les zones industrielles jettent également les bases d’une économie industrielle africaine plus intégrée.
Le Maroc s'est progressivement positionné au cœur de cette transition. Déjà l'un des principaux pôles de production automobile en Afrique, le pays a consacré plus d'une décennie à la mise en place de zones industrielles compétitives, d'infrastructures logistiques et de réseaux de fournisseurs qui ont attiré des constructeurs mondiaux. La production de batteries constitue la prochaine étape logique pour renforcer cet écosystème, tout en répondant à la demande mondiale croissante en véhicules électriques et en systèmes de stockage d'énergie renouvelable.
Ce projet reflète également l'évolution des priorités en matière de financement du développement. De plus en plus, les institutions orientent leurs capitaux vers des investissements qui allient développement industriel, objectifs climatiques et intégration économique régionale. La fabrication de batteries se situe au carrefour de ces priorités, soutenant à la fois les ambitions de l'Afrique en matière d'énergie propre et sa compétitivité industrielle à long terme.
Au-delà du secteur manufacturier, cet investissement devrait générer des emplois qualifiés, renforcer les filières locales de sous-traitance et favoriser le transfert de technologies, tout en créant des opportunités pour les entreprises actives tout au long de la chaîne de valeur des batteries. Plus important encore, il démontre que les minerais stratégiques africains peuvent soutenir les industries implantées sur le continent plutôt que de simplement alimenter la production manufacturière ailleurs.
Cette annonce intervient à un moment où, dans le secteur minier africain, les discussions portent de plus en plus sur la mise en œuvre plutôt que sur les ambitions. Le débat ne porte plus sur la question de savoir si le continent doit créer de la valeur ajoutée à partir de ses ressources minérales, mais sur la manière dont les gouvernements, les investisseurs, les industriels et les institutions de développement peuvent collaborer pour y parvenir.
Cette question est au cœur du salon Mining Indaba 2027, dont le thème, « Stronger Together : Partnerships in Practice » (Plus forts ensemble : les partenariats en action), vise à aller au-delà des simples engagements pour obtenir des résultats concrets. La gigafactory de batteries au Maroc offre un exemple concret de cette philosophie mise en pratique. Elle montre comment des partenariats stratégiques peuvent mobiliser des capitaux, des technologies et un savoir-faire industriel pour créer de nouvelles capacités de production, renforcer les chaînes de valeur régionales et accroître le rôle de l'Afrique dans l'économie mondiale de l'énergie propre.
Alors que la concurrence autour des minerais stratégiques s'intensifie, des projets comme celui-ci laissent penser que la plus grande opportunité pour l'Afrique ne réside peut-être pas uniquement dans ce qu'elle extrait, mais de plus en plus dans ce qu'elle fabrique.
Référence : Groupe de la Banque africaine de développement, « La Banque africaine de développement approuve un financement de 100 millions d'euros en faveur de Gotion Power Morocco pour la construction de la première gigafactory africaine de batteries au lithium-fer-phosphate », 24 juillet 2026.
Ce projet, qui sera mis en œuvre dans la zone franche de Rabat-Salé-Kénitra au Maroc, permettra de produire des cathodes, des cellules et des packs de batteries au sein d’un seul site de fabrication intégré. La première phase aura une capacité de production annuelle de 10 gigawattheures (GWh), et les projets d’extension visent à atteindre 100 GWh, ce qui placera le Maroc parmi les pôles mondiaux émergents de la fabrication de batteries.
Si cet investissement marque une étape importante pour le Maroc, son importance dépasse largement les frontières d'un seul pays. Il reflète une évolution plus large qui s'opère dans l'ensemble du secteur minier africain, où les gouvernements cherchent de plus en plus à faire passer le continent du statut de simple fournisseur de matières premières à celui de producteur de biens industriels à forte valeur ajoutée.
Depuis des décennies, l’Afrique fournit une grande partie des minerais qui sous-tendent la transition énergétique mondiale, notamment le cobalt, le manganèse, le graphite, le phosphate et le lithium. Pourtant, une grande partie de la valeur économique générée par ces ressources a traditionnellement été captée ailleurs, à travers le raffinage, la fabrication de batteries et la production de véhicules électriques. Alors que la demande mondiale en technologies de batteries s’accélère, les pays africains mettent davantage l’accent sur la valorisation locale, l’industrialisation et les chaînes de valeur régionales qui permettent de conserver une plus grande partie de la valeur sur le continent.
La gigafactory du Maroc montre comment cette transition peut être menée à bien grâce à un partenariat.
Ce projet associe les infrastructures industrielles et l'écosystème manufacturier du Maroc à la technologie des batteries et à l'expertise en matière de production de Gotion High-Tech, avec le soutien d'un financement à long terme de la Banque africaine de développement et d'autres partenaires financiers du développement. Loin de se limiter à une simple usine de production autonome, cet investissement s'inscrit dans une stratégie plus large visant à mettre en place un écosystème industriel capable de soutenir les technologies de mobilité électrique et de stockage d'énergie.Ce modèle collaboratif prend de plus en plus d'importance alors que l'Afrique cherche à se positionner dans des secteurs qui exigent des investissements en capital considérables, des technologies de pointe et des compétences hautement spécialisées. Aucune institution, entreprise ou gouvernement ne peut à lui seul développer ces secteurs. Au contraire, la réussite dépend de plus en plus de partenariats qui articulent financement, politique industrielle, transfert de technologies et investissements à long terme.
Le moment choisi est significatif. Partout sur le continent, les gouvernements mettent en œuvre des politiques visant à encourager la valorisation des minerais, tandis que des initiatives régionales telles que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement de chaînes de valeur industrielles transfrontalières. Les investissements dans les corridors de transport, les infrastructures d’énergies renouvelables et les zones industrielles jettent également les bases d’une économie industrielle africaine plus intégrée.
Le Maroc s'est progressivement positionné au cœur de cette transition. Déjà l'un des principaux pôles de production automobile en Afrique, le pays a consacré plus d'une décennie à la mise en place de zones industrielles compétitives, d'infrastructures logistiques et de réseaux de fournisseurs qui ont attiré des constructeurs mondiaux. La production de batteries constitue la prochaine étape logique pour renforcer cet écosystème, tout en répondant à la demande mondiale croissante en véhicules électriques et en systèmes de stockage d'énergie renouvelable.
Ce projet reflète également l'évolution des priorités en matière de financement du développement. De plus en plus, les institutions orientent leurs capitaux vers des investissements qui allient développement industriel, objectifs climatiques et intégration économique régionale. La fabrication de batteries se situe au carrefour de ces priorités, soutenant à la fois les ambitions de l'Afrique en matière d'énergie propre et sa compétitivité industrielle à long terme.
Au-delà du secteur manufacturier, cet investissement devrait générer des emplois qualifiés, renforcer les filières locales de sous-traitance et favoriser le transfert de technologies, tout en créant des opportunités pour les entreprises actives tout au long de la chaîne de valeur des batteries. Plus important encore, il démontre que les minerais stratégiques africains peuvent soutenir les industries implantées sur le continent plutôt que de simplement alimenter la production manufacturière ailleurs.
Cette annonce intervient à un moment où, dans le secteur minier africain, les discussions portent de plus en plus sur la mise en œuvre plutôt que sur les ambitions. Le débat ne porte plus sur la question de savoir si le continent doit créer de la valeur ajoutée à partir de ses ressources minérales, mais sur la manière dont les gouvernements, les investisseurs, les industriels et les institutions de développement peuvent collaborer pour y parvenir.
Cette question est au cœur du salon Mining Indaba 2027, dont le thème, « Stronger Together : Partnerships in Practice » (Plus forts ensemble : les partenariats en action), vise à aller au-delà des simples engagements pour obtenir des résultats concrets. La gigafactory de batteries au Maroc offre un exemple concret de cette philosophie mise en pratique. Elle montre comment des partenariats stratégiques peuvent mobiliser des capitaux, des technologies et un savoir-faire industriel pour créer de nouvelles capacités de production, renforcer les chaînes de valeur régionales et accroître le rôle de l'Afrique dans l'économie mondiale de l'énergie propre.
Alors que la concurrence autour des minerais stratégiques s'intensifie, des projets comme celui-ci laissent penser que la plus grande opportunité pour l'Afrique ne réside peut-être pas uniquement dans ce qu'elle extrait, mais de plus en plus dans ce qu'elle fabrique.
Référence : Groupe de la Banque africaine de développement, « La Banque africaine de développement approuve un financement de 100 millions d'euros en faveur de Gotion Power Morocco pour la construction de la première gigafactory africaine de batteries au lithium-fer-phosphate », 24 juillet 2026.








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